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Architecture vernaculaire

„Architecture is the work of nations”.

John Ruskin (critique d’art)

L’architecture de la communauté. Le naturel comme forme de culture. La mémoire du lieu de naissance.

 

Selon sa définition, l’architecture vernaculaire est un style d’architecture qui s’appuie essentiellement sur les nécessites locales, sur les matériaux de construction disponible dans la communauté, et ce qui l’aspect le plus important, ce style reflète les traditions locales de la communauté.

Du point de vue étymologique, le terme vernaculaire provient du latin vernaculus qui signifie indigène, domestique, natif, dérivé du mot verna, ce qui veut dire esclave autochtone.

L’architecture vernaculaire, qu’on appelle souvent architecture traditionnelle, bien que les termes ne soient pas tout à fait synonymiques, tend à évoluer  au fil du temps pour réfléchir le contexte culturel, économique, technologique et historique dans lequel elle se trouve.

Particularités. Vernaculaire vs traditionnel.

 

Ronald Brunskil, une voix d’autorité en histoire de l’architecture, définit l’élément fondamental du vernaculaire comme : «…un bâtiment conçu par un amateur sans aucune formation dans l’architecture ; l’individu aura été guidé par une série de conventions développées dans sa ville ou dans son village, accordant peu d’attention à ce qui peut être en vogue. La fonction du bâtiment serait le facteur dominant, les considérations esthétiques, bien que présentes dans une certaine mesure, étant tout à fait minimes. Les matériaux locaux seraient bien entendu utilisés, d’autre matériaux étant choisis et importés de manière tout à fait exceptionnelle ». (Illustrated Handbook of Vernacular Architecture, Londres, Faber & Faber, 2000, pages 27-28)

Comme nous l’avons fait remarquer au début de notre article, l’architecture vernaculaire ne doit pas être confondue avec ce qu’on appelle architecture traditionnelle, bien que les deux termes soient souvent utilisés comme synonymes. En effet, il y a des connexions et de similarités entre les deux concepts.

L’architecture traditionnelle inclut aussi des bâtiments qui comportent des éléments de ce qu’on appelle l’architecture élevée ou raffinée, tout comme les temples ou les palais, qui ne serait pas normalement inclus dans le vernaculaire. Du point de vue de l’architecture, vernaculaire peut être considéré en contraste avec l’élevé, ce qui est caractérisé par des éléments stylistiques de conception intégrés par un architecte professionnel à des fins esthétiques seulement et ne servent à aucune nécessite fonctionnelle.

Le rôle de l’architecte et les influences sur l’architecture vernaculaire

 

En règle générale, l’architecture conçue par des architectes professionnels n’est pas considérée comme vernaculaire. On pourrait dire que le processus même de concevoir sciemment un bâtiment le fait non-vernaculaire. Néanmoins, de nombreux architectes modernes ont soigneusement analysé des bâtiments vernaculaires et  ils ont déclaré qu’ils avaient été inspirés per ceux-là, en incluant ultérieurement des éléments vernaculaire dans leurs conceptions.

L’architecture vernaculaire est influencée par un très large éventail d’aspects, du comportement humain jusqu’à l’environnement, ayant comme résultat beaucoup de formes différentes de bâtiments pour presque chaque contexte. En fait, nous pouvons rencontrer, même dans des villages voisins, des approches légèrement différentes dans la construction des maisons, bien qu’elles semblent identiques au premier abord. Malgré ces variations, tout bâtiment est soumis aux mêmes lois de la physique, ce qui explique les similarités importantes dans les formes structurelles.

Matériaux and environnement

 

Les matériaux de construction fournis par l’environnement local est l’essence même de l’architecture vernaculaire. Ainsi, les régions riches en arbres vont développer un vernaculaire en bois, tandis que les régions caractérisées par l’absence de la forêt seront forcées utiliser la pierre ou les briques de terre pour en construire leurs maisons.  Par exemple, dans l’Extrême Orient on utilise en général le bambou, vu que ce matériau existe en abondance, étant par conséquent pas cher et facile à trouver, et il est en plus très versatile.

Le vernaculaire est par excellence durable et il n’épuise jamais les ressources locales. S’il n’est pas durable, cela signifie qu’il n’est peut pas servir le contexte local et donc il ne peut pas être considéré comme vernaculaire.

 

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